_________________________
_________________________
Et un petit artcile avec un dessin totalement merdique... Je dois avouer que je suis vraiment pas fière de moi sur ce coup là, je ne devais pas être en forme le jour où je l'ai fait (enfin, c'est plutôt mon ordi qui ne l'est pas, mais bon je suis obligée de faire avec les moyens du bord). Bref, je tenterai de faire quelque chose de mieux la prochaine fois! =D
_________________________
_________________________
Tout ça pour un peu de maquillage!
Devant son miroir, une jeune femme, aux courts cheveux blonds et aux yeux verts, entreprend de mettre du mascara sur ses longs cils. Lorsqu'elle passe au crayon noir, elle n'y arrive pas et s'énerve, brisant par là la mine. Elle abandonne et jette le crayon dans la poubelle à côté du lavabo, où s'amasse déjà un joli tas de morceaux de cotons usagés. Elle décide finalement d'aller au plus simple, sachant qu'elle n'a jamais été très douée dans le domaine du maquillage. Un petit peu de rouge à lèvres et de fond de teint, et le tour est joué! Elle s'observe dans le miroir et trouve le résultat pas si déplaisant que cela pour une débutante. C'est alors qu'elle remarque qu'une personne se tient à ses côtés et regarde à son tour le chef d'oeuvre.
- Je dois avouer que c'est plutôt réussi, fait l'apparition.
La jeune femme se retourne et fixe l'homme aux lunettes teintés, qui se trouve être son patron.
- Merci pour le compliment, monsieur Greed, dit-elle une rougeur aux joues. Maintenant, si vous le voulez bien, j'aimerais passer ma tenue.
- Tu veux parler de cette jolie robe? demande Greed en pointant le vêtement du doigt. C'est tout de même étrange de te voir dans de si beaux atours, ma petite Martel.
- Vous n'allez pas me dire que cela vous déplaît?
- Cela change... mais en bien! Tu vas être ravissante. Qui est celui qui aura l'honneur de passer la soirée avec une aussi belle dame?
- Cela ne vous regarde pas.
Et Martel file au dehors, ne souhaitant pas que son patron la questionne plus qu'il n'en faut. Greed reste un instant figé, puis porte son attention sur l'attirail de la chimère. Il prend un tube de rouge à lèvres entre ses doigts et l'ouvre; il étudie le rouge sombre du bâton. Du maquillage... Les femmes en utilisent de toutes sortes afin de se mettre en valeur. Mais pourquoi donc les hommes n'en mettent-ils pas? Parce que cela ne fait pas masculin, pense intérieurement l'homonculus. C'est vrai quoi, il ne se voit pas s'enduire de fard à paupière, il n'a pas le physique de l'emploi. Pourtant, il ne voit pas l'inconvénient qu'il y aurait si un être du sexe masculin en portait. Peu à peu, une idée émerge dans le cerveau quelque peu dérangé de l'homonculus. Une idée qui ne lui semble pas si mal, enfin! tout dépend du point de vue. Greed s'empare de la petite trousse à maquillage de Martel et s'enfuit en douce avec. Dans le couloir, il rigole rien qu'à la pensée de ce qu'il a l'intention de faire.
Le lit grince lorsqu'il s'affale dessus. L'alchimiste est épuisé et ne pense plus qu'à une seule chose: se reposer. Il lui semble néanmoins que quelque chose lui manque. Il se tourne sur le côté et remarque que la lumière de sa salle de bain est allumée. Il soupire et consent à se lever au prix d'un effort surhumain, afin de se rendre dans l'autre pièce. Alors qu'il s'apprête à appuyer sur l'interrupteur, il aperçoit un message écrit sur le miroir. Il s'approche et constate qu'il a été écrit avec du rouge à lèvres. Drôle d'idée. Il lit ce qui est inscrit sur la glace:
"Viens me voir."
L'homme à la queue de cheval se redresse et soupire. Pas besoin de signature, il sait à qui il a affaire. Il baille, il n'a pas franchement envie d'aller le voir pour combler un de ses quelconques désirs. Cependant, il se rend compte que sa curiosité l'emporte peu à peu, puis il se rend à l'évidence qu'il aurait bien besoin de sa compagnie. Il ne prend pas la peine d'effacer le message et sort de la pièce en prenant soin d'éteindre en passant. Il entrouvre la porte de sa chambre et regarde alentour afin de s'assurer que plus personne ne se trimbale dans le couloir à cette heure avancée de la nuit. Il emprunte donc le couloir sombre et entre sans frapper dans une chambre.
Allongé sur son lit, Greed tourne la tête et sourit à l'arrivant, qui ne lui rend pas son sourire. L'alchimiste reste adossé à la porte et fixe intensément l'homonculus, attendant certainement d'avoir une explication concernant le message laissé dans sa salle de bain. Comprenant qu'il n'a pas l'air enclin à ouvrir la bouche, Greed se lève et s'avance lentement vers l'intéressé.
- Je suppose que tu as vu mon petit message, émet Greed en souriant malicieusement.
- Que veux-tu donc encore? demande l'alchimiste impatient.
- Trois fois rien.
- Je me méfie, le mot "rien" ne fait pas partie de ton vocabulaire.
- Détends-toi. Installe-toi où tu veux, je reviens dans deux secondes.
L'homonculus part dans sa salle de bain sous le regard suspicieux de l'alchimiste. Celui-ci choisit de s'asseoir dans un fauteuil, croise les jambes et pose ses mains sur les accoudoirs, attendant avec appréhension le retour de Greed. Quelle idée a-t-il pu encore trouver pour s'amuser avec lui? La perspective de ce dont peut être capable l'homonculus, pour le rendre ridicule, l'effraie plus qu'outre-mesure.
Greed revient dans sa chambre, une trousse dans la main et un sourire enjôleur aux coins des lèvres. Ce qui a le don d'embarrasser encore plus l'alchimiste. Il se penche au-dessus de ce dernier et passe sa main libre dans ses cheveux ébouriffés. Il frôle sa nuque et appose un baiser fugace sur ses lèvres. Kimblee s'avance un peu pour pouvoir y répondre, mais Greed s'est déjà reculé.
- Alors, tu vas me dire quel est la bizarrerie que tu veux encore me faire faire? demande l'alchimiste en soupirant.
- Cela ne t'est jamais arrivé de te maquiller?
- C'est quoi cette question?!
- Répond, dit l'homonculus en haussant des épaules.
- ... Bien sûr que non!
- Donc, ce sera ta première fois.
- Attends, attends, Greed! Tu ne crois tout de même pas que je vais accepter ça?!
- Et pourquoi pas?
- Tu veux m'humilier...?!
- Allez quoi! Ce sera seulement entre nous. Personne d'autre à part moi ne te verra ainsi.
- Et si je refuse?
- Je ne te fais pas l'amour.
- Qu'est-ce que j'en ai à faire...
- Tu n'es qu'un menteur, Solf.
- Arrête. Je t'ai dit que c'était non!
- Dans ce cas, je me vois dans l'obligation de dévoiler notre relation aux membres de l'équipée.
- ... Tu ne le feras pas.
- Ce n'est pas moi qui suis complexé.
Les joues en feu, Kimblee détourne son regard de celui, victorieux, de Greed. Il se trémousse sur son fauteuil, puis finalement, lui fait face à nouveau en lui jetant un regard mauvais.
- ... Tu as gagné, annonce-t-il avec difficulté.
- Yahou! s'exclame Greed en prenant son cher et tendre dans ses bras. Je t'aime, Solf!
- Bon ben, grouille-toi maintenant!
L'alchimiste repousse l'homonculus qui se fourvoie. Celui-ci renverse le contenu de la trousse à maquillage sur son lit et choisit avec minutie ce qui ira le mieux à Kimblee. Il se tourne vers son amant et lui demande de se tenir tranquille afin qu'il réussisse au mieux son chef-d'oeuvre. L'alchimiste se laisse faire, bien qu'il appréhende le résultat final. Greed lui annonce qu'il a finit et part chercher un miroir qu'il passe à son conjoint. Kimblee le saisit mais n'ose se regarder de peur d'hurler face à son reflet très certainement déformé. Il inspire profondément, se préparant mentalement au choc, et se mire dans la glace portative. Il affiche une mine d'étonnement; pour tout dire, il ne s'attendait pas à ce que Greed réussisse son coup, mais alors pas du tout. Pourtant, il se prend à penser que les cosmétiques le mettent en valeur. Ah non! Il n'allait quand même pas devenir narcissique!
- Alors, qu'en penses-tu? demande Greed fier de son travail.
- Mouais, ce n'est pas trop mal, répond Kimblee qui cherche à cacher la bonne impression qu'il a eu il y a un instant.
- Pfff... Tu n'es jamais satisfait.
- Bon d'accord, tu t'en ais bien sorti. Tu as réussi à ne pas me défigurer, c'est un bon point pour toi.
- Merci. Franchement, je te trouve encore plus séduisant ainsi.
- Ah oui?
- Cela fait ressortir tes beaux yeux dorés.
En disant cela, Greed se penche vers l'alchimiste et pose ses mains sur les accoudoirs du fauteuil.
- Ne crois-tu pas que cela mérite une petite récompense? suggère l'homonculus qui rapproche lentement ses lèvres de celles de l'alchimiste.
- Pas besoin de te faire prier, tu le sais bien...
Ce faisant, Kimblee prend la tête de son ami entre ses mains et l'embrasse timidement. Il se relève et Greed referme ses bras autour de son corps. D'aussi loin que Kimblee se souvienne, il n'a jamais été amoureux que de son alchimie. Et pourtant en cet instant, tandis que l'homonculus lui fait des avances de plus en plus poussées, il se sent serein. Ils s'aiment et personne ne les dérange.
Jusqu'à ce que...
- Monsieur Greed! Je suis certaine que c'est vous qui m'avez piqué mon maquillage et j'aimerais que vous me le rendiez maintenant...
Martel, vêtue d'une robe verte, interrompt ses paroles et dévisage les deux hommes toujours dans les bras l'un de l'autre. Elle n'esquisse plus un geste et réfléchit intensément à l'attendrissante scène qui se présente à ses yeux éberlués. Pendant un instant, elle croit rêver; d'un côté son patron et l'alchimiste écarlate qui s'embrasse, de l'autre Kimblee qui est maquillé. Jamais elle n'aurait cru avoir à être confronté à une telle situation un jour. De leur côté, les deux hommes ne bougent pas d'un poil non plus, mais Kimblee rougie malgré lui.
- Ah, Martel! Que fais-tu, je t'attends...
Il fallait bien qu'une autre personne se pointe afin de compléter ce tableau plutôt burlesque. Dolchatte, la chimère chien qui se trouve être bien habillée pour une fois, laisse tomber sa mâchoire en voyant son chef étreindre le plus grand criminel qu'il ait jamais connu. Il se pince pour savoir si tout ceci n'est qu'un effet de son imagination; toutefois, il ne se réveille toujours pas. Il reprend ses esprits et s'éloigne à reculons dans le couloir.
- Je ne suis pas passé par ici, je n'ai rien vu, assure-t-il. Euh... tu viens Martel?
Dolchatte tend un bras hésitant pour attraper la chimère serpent, mais un aléa le retient. Kimblee se dégage avec violence des bras de Greed et s'enfuit tête basse, après avoir poussé les deux chimères qui lui barraient la sortie. Tous trois restent sans rien faire, trop sonnés pour réagir.
- Merde, émet Martel en esquissant une grimace.
Ne faisant pas attention aux personnes qu'il bouscule, Kimblee se fraye un chemin dans le bar jusqu'à la sortie. Une fois à l'air libre, il continue son avancée et s'arrête quelques mètres plus loin. Il pleut à saut mais il n'en a que faire. Il fixe les pointes de ses chaussures et fait le point avec ses orteils. Jamais il ne s'est senti aussi humilié. Ses satanées chimères allaient certainement s'empresser de raconter tout ce qu'elles avaient vu. Il serre les poings à s'en enfoncer les ongles dans les jointures de ses paumes et tente tant bien que mal de contenir sa rage. Cependant, cela ne marche pas. Sa rage finit pas sortir mais pas de la façon qu'il aurait souhaité: son dos secoué par des sanglots, il laisse ses larmes couler sur ses joues et se mêler à la pluie qui ruisselle sur tout son corps. Il a honte mais sur le coup, il n'en a pas grand chose à faire.
Tout à coup, il lui semble que la pluie s'arrête. Pourtant, il l'entend toujours tomber sur la route poussiéreuse. Il sent une présence à ses côtés et devine facilement qui elle est. Une main se pose sur son épaule et le force à se retourner; cependant, il préfère garder les yeux baissés. Cette même main l'oblige à relever la tête. Il n'arrive pas à soutenir le regard mauve de son vis-à-vis et ferme les yeux. Il continue de contenir du mieux qu'il peut ses sanglots; il ne veut surtout pas lui faire le plaisir de dévoiler ses faiblesses.
- Tu vas attraper du mal en restant sous cette pluie diluvienne, dit Greed d'un ton amène.
- Je... J'en ai rien à faire, fait l'alchimiste qui s'évertue à retenir ses pleurs qui ne demande qu'à sortir.
Tenant toujours son parapluie d'une main, Greed serre son amant contre lui de son bras libre.
- Pourquoi te retiens-tu? demande l'homonculus. Il est normal de pleurer lorsque l'on doit évacuer un trop plein d'émotions.
- Qu'est-ce qui te fait penser que j'ai envie de chialer?! rétorque Kimblee avec mauvaise foi.
- Ne sois pas bête.
Greed relâche son étreinte et caresse tendrement la joue de son aimé.
- Pleure, je t'en prie.
Ce regard mauve, si doux sur l'instant, Kimblee l'aime à en crever. Il se love contre l'homonculus et ne répond plus de rien. Il verse toutes les larmes que son corps a pu contenir, durant toutes ces années passées à jouer les durs. Cette honte qui l'habitait il y a encore quelques minutes, s'extirpe lentement de son esprit. Il n'a rien à craindre, Greed est avec lui... pour encore longtemps. C'est avec lui qu'il se sent le plus humain et il ne regrette pas son choix.
Greed le repousse un peu, sentant que l'alchimiste se calmait progressivement.
- Même avec tout ce maquillage qui a coulé sur tes joues, tu restes particulièrement attirant, Solf, affirme l'homonculus en souriant largement. Je dirais même plus: cela te donne un certain charme.
- Chercherais-tu à te faire pardonner? demande malicieusement l'alchimiste qui a reprit son aplomb.
- C'est vrai, je suis désolé. Je pensais que la voie était libre, mais j'ai oublié ces deux-là!
- Je crois... que ce n'est pas si grave que cela.
- Tu serais prêt à accepter les quolibets des autres?
- Si il y en a un seul qui s'avise de se moquer de nous, je l'envoie six pieds sous terre de toute manière.
- Haha! C'est sûr qu'avec une telle épée de Damoclès au-dessus de leur tête, je ne pense qu'ils en aient le courage!
Tandis que Greed continue de rire, Kimblee commence à grelotter mouillé comme il est. Greed s'en rend compte et lui propose de rentrer; il passe un bras autour des épaules de l'alchimiste et tous deux prennent le chemin du retour. Une fois dans la chambre de Greed, celui-ci entreprend de frictionner la peau froide et humide de son ami, à l'aide d'une serviette-éponge. L'homonculus continue son affaire et Kimblee fixe intensément son compagnon avec un sourire rêveur. Il aime bien que Greed s'occupe de sa personne; il a la bizarre impression, dans ces cas-là, d'être une poupée de porcelaine qu'il ne faudrait surtout pas faire tomber. Plus il le regarde, plus il a envie de lui. Il sent ses joues s'échauffer et fait finalement ce qu'il était en train de s'imaginer. Il écarte les bras de Greed pour lui signifier d'arrêter son mouvement et l'embrasse à pleine bouche en prenant bien soin de rencontrer sa langue. Il fait lentement glisser sa veste à fourrure le long de ses bras musclés et caresse amoureusement son torse. Il délaisse ses lèvres pour embrasser son cou, puis descendre plus bas jusqu'à son ventre. Il commence à défaire la braguette de son partenaire, mais celui-ci l'empêche d'aller plus loin en se baissant à son niveau et en le prenant dans ses bras.
- Tu n'est pas obligé de faire ça pour me plaire, Solf, murmure gentiment Greed à l'oreille de l'alchimiste.
- Je peux quand même dormir avec toi cette nuit? demande l'intéressé en se serrant un peu plus à son cher et tendre.
- Pourquoi refuserais-je?
Ils se déshabillent et se faufilent sous les couvertures. C'est à présent au tour de Greed de faire des avances à Kimblee. Ce dernier se retient de gémir quant à la sensation des doigts parcourant chaque parcelle de sa peau. Entraîné par son désir, Greed s'empare lentement du corps de son amant et lui prouve ainsi tout l'amour qu'il lui porte. A la fin de leur extase, ils reprennent chacun leur respiration et Greed vient chuchoter un "je t'aime" à l'oreille de Kimblee, qui lui répond en se blottissant dans ses bras. La nuit se passe dans la plus sereine tranquillité.
Le réveil est dur, mais Greed se force à ouvrir les yeux. En repensant à cette nuit, il sourie et cherche de la main son amant... qu'il ne trouve pas. Il se relève vivement sur son séant et remarque qu'il est tout seul dans son lit. Il est un peu déçu sur le coup, mais il sait parfaitement comment est Kimblee, incapable de rester en place. Il se dirige donc vers sa salle de bains et quelle n'est pas sa surprise lorsqu'il se regarde dans le miroir. Son visage est grotesquement barbouillé de maquillage. Il rie nerveusement et hurle à pleins poumons, espérant sûrement que l'alchimiste l'entende:
- Traître!
_________________________
_________________________
.::Fanart & Fanfic by me::.
Tablette graphique Bamboo fun, Photoshop elements 6.0
Musique: See Who I Am - Within Temptation